Arnica montana


Livre d'Or Europe

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26-Apr-2017 11:55

Très intéressant. Cette plante et son exploitation me fait penser à la gentiane dont les racines servent à fabriquer la boisson du même nom ou Suze oul'Avèze également, essentiellement en Auvergne ...La racine adulte a 18 ans. J'ai vu des arrachages intensifs à l'aide de petites pelles mécaniques.Y a t il un programme de préservation de cette plante?
Alain alanpuech@orange.fr

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Une recherche de terrain menée en France. Je vous invite à suivre mon parcours, qui commence par la belle région des Vosges et le Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges !

Gerardmer, 1er juillet 09

Encore une magnifique journée, bien remplie !

Je me suis donc levée un peu après 4h00 ce matin pour être au rendez-vous de la cueillette d'Arnica. J'ai suivi le groupe avec René et les cueilleurs de la Ferme du bien-être, histoire d'être avec des gens que je savais sympathiques ! Le soleil s'est levé petit à petit sur la prairie fleurie, et le disque rouge du petit matin a fini par briller intensément et inonder la montagne. Quel cadeau, les couleurs et la vue étaient splendides.

Question Arnica, en fait cette année est peut-être moins catastrophique que prévu. Elle n'est pas bonne, c'est indéniable. Les quantités demandées par les laboratoires ne seront peut-être pas atteintes. Mais au moins l'Arnica se montre graduellement. Généralement, les fleurs éclosent quasiment en même temps, là ce sera plus étalé dans le temps. L'essentiel est sauvé.
Les cueilleurs récoltent donc en priorité la plante entière, par rapport à la fleur uniquement, d'une part parce que c'est plus rentable pour eux, ensuite parce que les quantités commandées sont plus importantes, donc à faire en premier. Le groupe que j'ai suivi cueillait pour Weleda.

A 8h00, la camionnette du laboratoire vient chercher les fagots de fleurs, les responsables de Weleda les pèsent, puis s'empressent de prendre la route du laboratoire, à Huningue. Ce matin, la récolte se monte à 270 kg. Les bonnes années, les cueilleurs font 400 kg par jour, ce qui est d'ailleurs le maximum que Weleda peut traiter en une journée ! En effet, après la cueillette manuelle, une fois arrivées dans les locaux de Weleda, les fleurs sont "nettoyées" là encore manuellement (feuilles fanées, herbes qui se sont glissées dans les fagots,...), un travail très prenant.

Avec un petit groupe de journalistes, nous étions invités à visiter ces laboratoires Weleda, et voir le trajet de la fleur jusqu'à sa transformation en teinture-mère. C'était très intéressant, un véritable apport pour ma culture personnelle sur l'Arnica ! Nous avons enfilé les blouses, les sur-chaussures et les calottes pour pénétrer dans l'antre des chimistes et suivre les étapes de la transformation. Après le pré-broyage vient l'étape du broyage plus fin. A ce stade, il est impossible de reconnaître la fleur d'Arnica, par contre l'odeur est plus prononcée. Ensuite, ces fleurs broyées sont mélangées à une solution hydro-alcoolique (soit de l'eau et de l'alcool pour ceux qui sont fatigués !) dont le dosage dépend de la teneur en eau de la plante par exemple. Puis le mélange est mis à macérer dans de grandes cuves en inox, pendant environ 3 semaines. Enfin, il est filtré pour donner de la teinture-mère, utilisée dans les préparations pharmaceutiques et cosmétiques de Weleda.
En faisant cette visite, je me suis dit que j'étais bien contente d'être consommatrice de cette marque, et l'huile de massage à l'Arnica trouvera une vraie place dans ma salle de bain pourtant déjà bien encombrée de produits cosmétiques en tout genre (mais rien qui ressemble à cette huile magique !).

En début d'après-midi, nous avons repris la route vers le Markstein, et, avec Valérie et une journaliste de TV5, nous sommes redescendues vers Gérardmer en suivant une route touristique. D'abord, un arrêt obligatoire pour prendre une photo de vosgienne (la vache). Si vous avez suivi le périple de la semaine dernière, vendredi j'ai publié une photo de vosgienne (du moins je le croyais) pour rattraper le fait que j'avais publié les jours précédents des photos de vaches "importées". Et j'avais encore tout faux ! Donc voilà, cette fois-ci c'est la vraie de vraie, certifiée conforme par Valérie. Elle a une ligne blanche sur le dos et tout ce qu'il faut... Mes excuses à tous les éleveurs de vosgiennes...

Un arrêt chez un producteur de munster m'a familiarisée avec la "vosgienne paysagère". Cette vache particulière s'intègre vraiment bien dans le paysage, au milieu des sapins, mais comme elle grimpe un peu haut, elle n'est pas très grasse donc rentable ni pour la viande, ni pour le lait ! Elle est juste esthétique sur les photos... Ce n'est pas une race homologuée, au contraire de la "Vosgienne tout court", pas la peine de la chercher au prochain salon de l'agriculture !

L’arrêt suivant, court mais intense, m'a permis d'admirer la magnifique tourbière de Lispach. Un endroit à retenir pour une prochaine visite !

Enfin, nous sommes arrivées au Grand Hôtel de Gérardmer où je suis invitée pour la nuit par Vosges Développement, qui a même offert le massage à l'huile d'Arnica. Un vrai bonheur après une telle journée ! Je n'arrive pas à croire que je vais rentrer demain sur Paris. D’ailleurs, en fonction des opportunités, je prolongerai peut-être d'une journée... Cette nuit, qui me tend les bras car il est 23h00 passées, portera conseil !

En tout cas, je ne m'attendais pas à trouver une aussi belle région. Il faut dire que Valérie sait transmettre sa passion pour la région, ses habitants, ses produits, ses beautés naturelles.

Une vraie surprise que ces Vosges, Vosgiens, Vosgiennes !

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