Neobalanocarpus heimii



Livre d'Or Asie

N'hésitez pas à nous laisser un petit mot ! Merci

dentenor22-Apr-2009 15:09

l'aventure utileMerci pour ce récit de découverte lié au travail sur le chengal, vous suivant depuis l'écriture de votre récit de voyage (sorti en livre en 2003/4 ! "vieil outil de communication") je suis contente pour vous que vos voyages "aventureux" à l'étranger se poursuivent pour vous... et notre plaisir. Bon courage !

Dany24-Apr-2009 23:13

Vivement l'exposition !

Ouistiti02-May-2009 22:49

l'espoir au printempsComme le précédent, ce carnet de voyage se lit d'une seule traite ! Merci de nous faire partager ces moments ! La pluie de mousson, les piqûres d'animaux, la déception de ne pas voir le plus grand des "arbres-rois"...toutes ces difficultés ne rendent que plus admirable l'énergie déployée et que plus précieux les moments de joie, le partage avec les personnes rencontrées. Le morceau d'écorce reçu en cadeau le dernier jour du voyage pour l'exposition Vital Végétal viendra témoigner de cet esprit de partage, on a hâte de le voir ! Merci pour ce travail. Les photos sont magiques. On a hâte aussi de voir la contribution des collégiens et des écoliers, on est certain qu'ils ont dû être conquis par tant de passion. C'est vraiment bon de voir que les dirigeants de Malaisie font des commandes qui protègent l'artisanat lié au chengal, et qu'ils ont entamé des démarches pour protéger cet arbre sans céder aux peurs de leurs électeurs. Espérons qu'ils vont poursuivre et que les aides à la culture de l'huile de palme n'entraîneront pas la disparition du chengal : le profit immédiat ne devrait jamais nous faire oublier la recherche d'un bonheur à long terme pour nous et pour les générations futures, même si le "sacrifice" nous paraît difficile.

12-Nov-2009 13:09

Coucou Nathalie ah la malaisie et les perhentians .... super ton site
merci de nous faire partager tout cela
si un jour tu passes par antibes, tu es la bienvenue :)) bisous vanessa

12-Jan-2010 16:04

Bravo pour ce reportage très instructif sur le chengal ! Il apporte un autre éclairage sur le problème des palmiers à huile dans cette zone.

Christophe Fuzat22-May-2013 13:23

MerciMerci pour ce très beau site .


Christophe Fuzat

KL, 8 mars 2009

Aujourd’hui a été une journée exceptionnelle, non pas que j’aie enfin passé une nuit sans punaises, mais parce que d’une part, il a fait beau (chaud, c’était acquis, mais beau, depuis mon arrivée, pas encore). Grand soleil, donc, et d’autre part, j’ai vu un magnifique chengal. Jusqu’à présent, le seul que j’avais vu était le jeune plant en pot du premier jour. Celui d’aujourd’hui avait atteint son plein potentiel, c'est-à-dire il avait plus de 60 ans, mesurait au moins 50 mètres de hauteur, et avait la place d’étaler largement ses branchages. Ce qui lui vaut une place d’honneur : la photo de présentation sur le site !

Tout cela en excellente compagnie : Sanjit, le photographe, sa femme, qui travaille à la MNS (Malaysian Nature Society), et "Uncle Yip". Oncle Yip est un guide naturaliste un hôtel de luxe qui se trouve sur une superbe petite île malaisienne. Quand les clients sont lassés de la plage et du spa, ils suivent Oncle Yip dans la jungle, et on comprend vite pourquoi. C’est un homme chaleureux, à la bonne humeur contagieuse, passionné et passionnant.
Nous étions dans la forêt et l’arboretum du FRIM (Forest Research Institute of Malaysia), en banlieue de KL, dont il a dirigé les plantations dans les années 60 et pendant 10 ans. Il a donc retrouvé pour nous les chengals plantés quelques dizaines d’années plus tôt. Force est de constater qu’ils n’ont pas beaucoup grandi : la compétition des autres arbres, et surtout, un rythme naturel assez lent.

C’est d’ailleurs une des causes de la disparition de cet arbre : malgré des propriétés incroyables, il n’est pas intéressant de le planter dans une société poussée par la productivité et la rentabilité à court terme. Le Chengal met 40 à 60 ans avant d’atteindre sa maturité (en fonction des conditions extérieures). Trop lent...On ne le plante donc pas. Par contre, ceux qui restent sont précieux : 50 000 Ringit l’arbre sur pied (10 500 euros environ). Son utilisation est soumise à des permis, et réservée à des clients qui ont les moyens... L’hôtel dans lequel travaille Oncle Yip a récemment refait son débarcadère en chengal, il a coûté 275 000 Ringgit (60 000 euros env.).
C’est une question intéressante d’un point de vue philosophique : un arbre qui pourra être exploité certainement uniquement après la mort de celui qui l’aura planté met l’homme en face de sa condition de mortel. Et nous sommes dans une société qui cherche à éviter de regarder en face cette condition. Au lieu de se concentrer sur le fait que l’arbre pousse et grandit, sur la beauté intrinsèque de la vie de l’arbre, l’homme d’aujourd’hui préfère souvent se concentrer sur le résultat final, son exploitation, ce qui n’est pas à l’avantage du chengal !

D’ailleurs, en parlant de beauté de la nature, de retour en ville, j’ai pris le temps de chercher un autre hôtel pour pouvoir changer le lendemain matin. Je ne sais pas combien de jours je vais encore passer à Kuala Lumpur, mais j’aimerais juste me réveiller le matin sans maudire tous les insectes de la création, et au contraire avec le sourire en pensant à la beauté de cette nature tropicale que j’ai toujours aimée !

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