Paris, 2 juillet 2009

Ce matin, j'ai quitté avec regret ma grande suite du Grand Hôtel de Gérardmer, sachant que la nuit prochaine et les suivantes seront passées dans mon petit appartement parisien d'un immeuble déclaré "en péril" par la Préfecture... Changement de décor en prévision...

 


Mais il me restait de belles heures à passer dans les Vosges, puisque j'avais rendez-vous avec Heidi Collombier, spécialiste de cuisine sauvage, c'est-à-dire de cuisine à base de plantes sauvages, ramassées sur les crêtes ou dans son jardin. Pour la petite histoire, elle m'avait été recommandée par Delphine, spécialiste de l'alimentation vivante, qui propose de délicieuses recettes dès ce mois-ci dans la rubrique "bien-être" !

Je suis arrivée très en retard à mon rendez-vous, après de nombreuses péripéties (qui ont notamment impliqué les enfants du village qui ont apparemment fêté la fin de l'école en tournant les panneaux indicateurs, et un dépanneur qui passait providentiellement sur le bord de la route où, en faisant une marche arrière, j'avais coincé un pneu dans le fossé...). Bref, je passe sur mes exploits au volant pour arriver à la partie vraiment plus intéressante de la belle rencontre avec Heidi Collombier. Initiée dès son plus jeune âge à la cuisine avec les plantes sauvages, c'est par passion que, retraitée du secteur agricole, elle a commencé à animer des ateliers et à faire profiter les fines bouches de ses préparations culinaires. D'ailleurs son site est rempli de bonnes recettes :http://la.cuisine-sauvage.org. Je vous invite vraiment à le visiter c'est fascinant ce qu'on peut faire avec les mauvaises herbes du jardin ou les fleurs de montagne. Voilà le lien vers la recette d’un plat que j'ai goûté et qui était délicieux :http://la.cuisine-sauvage.org/index.php?page=terrine-de-trefle-incarnat. Si son mari se lasse d'être cobaye, je veux bien endosser ce rôle !

Nous avons fait un tour dans le jardin, et j'ai pu déguster des fleurs et des feuilles, toutes sélectionnées avec soin par Heidi. Incroyable ! C'était très bon. Moi qui n'aime pas trop faire la cuisine, je devrais avoir un jardin, ce serait plus facile...

Quel rapport avec l'Arnica ? Le témoignage d’Heidi Collombier m'intéressait car, même si elle est spécialiste des plantes culinaires, elle connaît bien sûr l'Arnica et fait ses préparations à usage personnel : huile (avec des pétales et de l'huile d’olive mis à macérer au soleil), et aussi de l'alcool d'Arnica, qui sert entre autres pour le stress et qui était donné aux enfants sur un sucre lorsqu'ils avaient des examens par exemple. La bouteille était hermétiquement fermée et ne voulait pas s'ouvrir, mais comme dit Heidi, "ça fait longtemps qu'on n'a pas été stressés !" (quelle chance).
Cet usage artisanal et personnel m'intéresse beaucoup car il montre que la tradition reste un peu présente, même si les granules des laboratoires ont largement pris le dessus.

Une très belle matinée que j’ai vraiment appréciée. Mais il a bien fallu reprendre la route pour Paris, et après plusieurs heures dans la voiture transformée en sauna, j'ai regretté l'air pur des montagnes, surtout lorsque je me suis retrouvée dans les ralentissements à l'entrée de la capitale...

Voilà pour ce séjour vosgien qui s'achève. Le carnet de voyage n'est pas fini, car même si les voyages ont lieu en banlieue parisienne, je vais continuer à récolter des témoignages. Prochainement aussi, vous retrouverez le diaporama avec les photos d'Aurélia et d'Hélène, et je vais me mettre à la synthèse des informations pour compléter les rubriques du site.

Dernière petite note du jour : pour les amateurs de sport ou ceux qui aimeraient voir à quoi ressemble le Markstein, le Tour de France y passera le 17 juillet. Ne ratez pas ce grand moment !

A très bientôt !

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