Kuala Trg., 26 mars 2009

Rendez-vous à 8h00 ce matin pour visiter une scierie. Et dire qu’il y en a encore qui pensent que je suis en vacances !

Le propriétaire, Mr Lee, un Malaisien d’origine chinoise, nous a comme d’habitude très bien accueillis.
Il nous a fait visiter tout l’établissement. Nous avons commencé par l’arrière de la scierie, la où sont stockées les grumes (tronçons d’arbres abattus et ébranchés). Cette scierie était auparavant le plus gros fournisseur de chengal dans la région. Mr Lee était surnommé le "king of chengal" (roi du chengal), qui lui-même est le "king of wood" (roi des bois), il est donc le king of the king of wood… ça fait beaucoup de rois, maintenant déchus… Nous avons pu voir en stock dix grumes, là où auparavant il en avait des dizaines, voir des centaines, et quelques tas de planches de chengal. Alors à la place, il s’est mis à travailler le merbau et d’autres bois exotiques (qui résisteront combien de temps ?). Mr Lee n’a plus de chengal dans sa concession, quand il a une commande il doit faire le tour des concessions pour savoir à qui il en reste.
Sa plus grosse machine était cassée, donc nous n’avons pas vu le plus impressionnant, mais nous avons pu visiter les séchoirs, les ateliers de différentes sortes, la cuve de produits hautement toxiques destinés à protéger le bois, les planches brutes, et les commandes prêtes à être envoyées, notamment du parquet en merbau pour le Japon.
Mr Lee était vraiment sympathique et avait un visage très drôle de caricature (quand il souriait, ses yeux se plissaient et fermaient complètement !), mais il n’est plus le roi du chengal, et je crois bien que personne ne pourra plus l’être…

Pour notre dernier après-midi dans la région, nous sommes allés visiter encore un hôtel de luxe, l'hôtel Aryani, qui d’une part a fait des bungalows sous forme de maisons traditionnelles et en y incorporant du chengal, et qui d’autre part qui a restauré trois belles maisons en chengal (selon l’histoire habituelle : achetées, démontées, etc.). Le soleil était au rendez-vous, et c’était magnifique. Une des maisons a été transformée en spa. La masseuse du village était venue pour une cliente, et j’ai eu l’idée d’en profiter également. Passer une nuit dans une vieille maison en chengal coûte 350 euros, hors budget pour moi, mais un massage coûtait 35 euros… Sanjit était d’accord pour m’attendre, alors je me suis lancée. C’était divin. Le rythme de la recherche est très intense, et la fatigue accumulée pesait de plus en plus sur mes épaules, j’ai donc été contente de trouver une masseuse qui a pu me permettre de me détendre pendant une heure…

Nous sommes rentrés assez tard pour notre dernière soirée à Kuala Terengganu. Le pauvre Sanjit a l’air aussi fatigué que moi, mais lui n’avait pas voulu profiter d’un massage…

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