Lastoursville, 15 juillet 2010

Réveillée au son des chants venus de la chapelle, je me suis levée avec comme projet de visiter les grottes qui se trouvent juste à la sortie de la petite ville, mais que de nombreux locaux ne connaissent pas. Je suis allée voir le chef de quartier, par qui il faut passer pour avoir un guide. Là, il a voulu me fourguer ses trois fils. Trois guides ? Pas moyen de négocier. Il fallait donc payer plus de 10 euros chacun, plus leur acheter des sandales en plastique, et puis des torches avec les piles et tout. Sans oublier les sacrifices au génie de la grotte (un pain, une boîte de sardines, et des jus). J'ai laissé tomber. Il veut pas que je rhabille tout le monde non plus ?

 


Et finalement, je suis allée chercher du nkumu avec Armand, un petit jeune de 19 ans (en classe de 3ème car il ne va à l'école que quand sa mère peut payer), qui aide parfois le Père Martin sur son temps libre. Nous avons monté à bon rythme une "colline" couverte de jungle, en reprenant le chemin des plantations que j'avais déjà emprunté, mais à un rythme plus lent et en m'arrêtant régulièrement ! Après avoir dépassé les plantations, chaque fois que je pensais arriver au bout, une nouvelle montée m'attendait. Le "kumbu", ca se mérite. Nous sommes arrivés dans une vieille carrière abandonnée depuis longtemps, et juste derrière, c'était l'endroit où les villageois ramassent le nkumu. Nous avons passé quelques heures dans la forêt. Comme le ramassage de nkumu est généralement une activité féminine, les amis d'Armand se moquent de lui quand il y va, mais comme il dit, ce sont les premiers à lui demander 50 francs pour des cigarettes sur l'argent qu'il se fait en vendant sa récolte. Nous avons donc trouvé plusieurs lianes, de celles avec des petites feuilles, et de celles avec les grosses feuilles...
A force de passer sous des branchages épineux, de dégager mes pieds des lianes au sol, de trébucher sur des branches pourries tout en gardant un œil sur Armand pour suivre ses traces et voir où la machette avait facilité le passage, j'étais épuisée en sortant de la forêt. Mais quel plaisir ! Et même s'il cassait des arbres pour récupérer les feuilles de nkumu, mon petit guide était très sympathique.

Le soir, le nkumu récolté a été servi avec de la viande, plus précisément des "nike". Ce sont des ailes de poulet, appelées ainsi car leur forme rappellerait le swoosh de la fameuse marque sportive...

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