Franceville, 30 juin 2010

Aujourd'hui, c'est le grand jour du départ pour Franceville et le Haut Ogooué. Pour traverser le pays, le plus pratique était d'emprunter la Transgabonaise, seule ligne de chemin de fer du pays, reliant Libreville sur la côte ouest à Franceville à l'Est.

 

Le train est parti avec seulement une heure de retard, à 10h30, alors que je m'attendais à bien pire. Mais les hauts parleurs l'ont dit : ils ont crachouillé une annonce pour s'excuser du "léger retard".
Dans le wagon, un froid polaire, la clim était à fond. Là encore, prévenue, j'avais pris mes précautions en m'habillant chaudement. Mais quelques mamas africaines se sont plainte vigoureusement et le superviseur a fini par céder et couper la clim en prétextant une panne. Miraculeusement, la panne s'est auto-réparée huit heures plus tard.
Ce qui est dommage dans les wagons climatisés, c'est que les fenêtres ne peuvent pas s'ouvrir, et nous traversions de magnifiques paysages. N'ayant pas le pouvoir de protestation des mamas, finalement je me suis levée pour aller à la porte du wagon, qui pouvait tranquillement s'ouvrir. Au temps pour la sécurité, en tout cas cela faisait un peu d'air, ne gênait personne, et ca m'a permis de prendre des photos et quelques images, en profitant de la vue splendide, notamment lorsque nous traversions les bras du fleuve Ogooué et les parcs nationaux. Il fallait juste supporter un peu d'intoxication des fumées noires de la locomotive.
J'ai aussi rencontré quatre chercheurs qui sont descendus en milieu d'après-midi, à Booué, pour se rendre dans les parcs : deux étudient les loutres d’Afrique centrale, un les crocodiles, et une autre les conflits hommes-animaux. Il faut dire que le Gabon est un merveilleux terrain d'investigation pour les biologistes, les chercheurs, et les environnementalistes !
Un peu après 18h, la nuit est tombée, il était temps de regagner mon wagon. J'ai discuté un peu avec les personnes de mon compartiment, et notamment un pasteur de Port Gentil qui venait célébrer un mariage à Franceville. Il m'a assuré qu'il y aurait des plats avec du nkumu, et il m'a conviée à assister au mariage. Il doit me rappeler, j'espère que ca marchera !

Je suis arrivée à 21h30 à Franceville, très gentiment accueillie par le Pr Patrick Mickala, responsable du département de biologie à l'université des sciences de Franceville, l'USTM (Université des Sciences et Techniques de Masuku). Il est venu me chercher à la gare pour me déposer à l'hôtel, après cette longue journée...

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