Franceville, 3 juillet 2010

Après une matinée administrative, le Pasteur Ignacio, rencontré dans le train, m'a appelée pour rejoindre la "fête de mariage". Ayant déjà assisté à un mariage au Mali, je me réjouissais d'assister à une célébration africaine, et le pasteur m'avait assuré q'’il y aurait du nkumu au repas.

 

L'après-midi toute la paroisse était invitée à la fête, l'orchestre chantait des musiques entraînantes à la gloire des mariés et du seigneur. Mais les invités faisaient plutôt une tête d'enterrement. Incroyable. Au bout d'une heure, les mariés se sont retirés, et nous avons été conviés au repas du soir, plus "privé". Desirey a émis l'hypothèse que les gens paraissaient malheureux pour faire digne devant le pasteur, mais que le soir tout cela allait changer. Eh bien non. Même les mariés avaient une mine lugubre. Ils sont arrivés avec une heure de retard, puis il y a eu une heure de remise de cadeau. Je m'ennuyais ferme, comme les autres. Enfin, les plats ont été apportés, et le plat de nkumu n'était pas vraiment appétissant. Quelle tristesse une fête de mariage aussi sinistre. Dès que les photos du plat ont été terminées, nous sommes rentrés à l'hôtel. Il était presque minuit et inutile de prolonger cette journée finalement décevante, quoiqu'instructive.

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