Concours d’écriture 2020

ecriture histoire planteEn cette période extra ordinaire, prenez le temps d'écrire ! Nous vous proposons un concours d'écriture : nouvelle, poème, article, méditation, tribune, haïku... Le thème : les plantes évidemment, faisant intervenir un lien avec l'humain (coutume, émotion, action...). Les plantes, ça peut être un arbre, une forêt, un légume, un jardin, une fleur, laissez-vous inspirer.

 

 

BRAVO AUX GAGNANTS ! Voici leurs textes :

Lénaëlle : "Cet arbre le héros"

Tous les jours, je le croise,
Cet arbre grandit,
Cet arbre fleurit.

Toutes ces plantes autour,
Sont belles.
Elles lui tiennent compagnie,
Et elles fleurissent aussi !

Celui-là d’arbre, est particulier.
Il est beau, il est grand.
Ce chêne, moi je l’adore !

Cet arbre fait de l’ombre.
Cet arbre montre la végétation dans le monde.
Cet arbre est un Héros !

Emeline : "La Rose"

La rose est rouge.
Elle sent bon.
Pleine de vie,
Elle est merveilleuse !
Elle végète,
Se reconstitue en hiver
Pour éclater au printemps.
C’est une rebelle,
Qui ne se laisse pas faire.
Avec ses piquants,
Elle se défend.
Elle est pleine de couleurs,
C’est la star des fleurs !

Cécile : "Arbre mon ami"

Le peuple du monde souterrain profite de tes racines et toi tu profites de leurs services, échange de bons procédés. Tes radicelles courent çà et là de tes grandes et grosses racines bien enfoncées dans la terre. Ces dernières te permettent de te dresser haut dans le ciel. Ton tronc dense et large porte tout le poids de tes longues branches. Je l’enlace de mes bras et pose ma joue sur ton écorce, le contact de ta peau contre ma peau me rassure et plus je te serre contre moi, plus je ressens toute ta force et ta bienveillance. Le plein d’énergie et de sérénité que tu me permets de faire vaut tout l’or du monde. Tu élances tes branches vers les cieux comme des liens vers l’infini. Tes larges bras montent, montent, et montent encore. Leur diamètre se rétrécie progressivement pour finir en fines brindilles où de vertes feuilles s’étirent.

Tu te tiens là, bien ancré dans le sol, tes branches jaillissant de ton tronc. Souvent, la brise te caresse tranquillement, mais parfois quand le vent se lève et vient s’engouffrer en ton sein, on te voit alors danser et tournoyer dans un ballet aérien plein de vigueur. La souplesse de tes branches est mise à rude épreuve.

Tu es l’asile de milliers d’êtres vivants. Il arrive que d’autres espèces de plantes s’accrochent à toi. Les oiseaux habitent tes hauteurs. Tu es un mirador parfait pour voir loin et répondre aux chants des voisins. Ils y font parfois leur nid et c’est d’une de tes branches que s’envoleront pour la première fois leurs progénitures. L’écureuil agile grimpe sur toi avec une rapidité déconcertante. C’est un as de la voltige et connaît tes ramures dans les moindres détails. Une multitude d’insectes court le long de ton écorce, quelques fois même dessous.

Ta parure varie selon les saisons. Tes feuilles passent du vert tendre à un vert plus prononcé puis, avec le temps, elles prennent des couleurs chaudes et tu décides petit à petit de t’en séparer et le vent vient t’aider.

Ton élégance inonde mon regard posé sur toi. L’odeur qui se dégage de tes fleurs et parfois de ton bois chatouille mes narines. Ta présence massive me tranquillise. Face à toi, je suis fascinée devant tant de beauté. Par ta puissance, tu me transmets une force invisible qui me permet de poursuivre mon chemin, me sentant désormais apaisée.

Catherine : "Dans le silence de l'infini... Une fleur murmure"

Partir se promener avec le silence
Laisser derrière soi ses tracasseries mentales incessantes
Se laisser inviter, happer par quelque chose de plus grand, de beau.
Plonger son nez dans le cœur de la beauté.
N'attendre rien et retrouver l'insouciance d'un enfant qui voit de la magie partout
Toutes ces fleurs offrent le meilleur d'elles- mêmes sans rien attendre
Éclatante de couleurs et enivrant nos sens
Une offrande de la création parfaite
Envoûtante nature, tu nous reconnectes à l'essentiel, au vivant
Toute ta splendeur multiple et plurielle est sans fin
Pour l'œil qui a soif de baigner au cœur même de la source
Parfaitement organisée, il n'y a rien à changer, juste à savourer
Lentement, tu nous invites à nous poser
A accueillir ce qui respire juste là devant soi
Et qui partage le même air
Nourrissant l'instant de lumière magique
Étourdissant les particules, les cellules qui osent la danse
Où la conversation s'installe entre la plante et l'humain
Une reliance nécessaire où tout ce qui existe est frère à son être.

Bernard : "Un air de printemps"

Au printemps, ma
main ne peut plus écrire,
Toute occupée à cueillir l’air du temps
Qui s’écoule entre mes doigts,
si léger, presque sucré.
Mes pied nus, dans la neige
des pâquerettes d’avril
font bien attention de ne pas les froisser.
C’est ce qui retient qui fait désirer,
Et ce qui n’atteint plus qui nous fait pleurer.
Au sortir de l’hiver, le plaisir de vivre n’a plus la force,
De monter tous les degrés de l’échelle,
Il y a toujours un passé pour le retenir par le pied.
En avril ou en mai, j’ouvre  enfin les yeux
pour lire des pages d’arbres en fleur,
d’oiseaux tout occupés à faire leur nid, à se bécoter.
C’est le moment de s’aimer
Et de se serrer
Sous les pommiers tout rosés,
de tout oublier de l’hiver, de nos peurs,
du passé qui ne reviendra plus.
Partons vite, le printemps a tout prévu.

Marie-Zélie : "Natural Mystic, Bob Marley and the Wailers"

S'approcher des arbres alors que la nuit nous invite à sa veillée,
Les enlacer, pieds nus, pieds dans la Terre et dans sa force, pour accueillir Bob, pour fêter Bob Marley.

Est ce aussi simple, juste, évident comme certains nous l'affirment de fustiger les vapeurs de joints, les illicites saveurs, les initiatiques parcours quand ils font ainsi surgir de l'invisible de si belles âmes enseignantes, des Verbes et des Musiques qui un jour et pour toujours ont défini et relancé le monde ?

Il y a en Bob quelque chose du Chêne de La Fontaine, de l'arbre qui tient bon, sa majesté, sa droiture, son choix de tenir cap au centenaire, et qui se trouva déraciné, les pieds touchant à l'empire des morts, de n'avoir vu venir une rafale de vent mauvais.

Il y a en Bob les arbres se tenant à notre disposition pour faire entendre, bruisser de leurs racines, les poètes partis qui persistent à nourrir de leurs rafales déplaçantes de grands blessés, de fructueux perplexes de ce monde, les verts foisonnants de leur branchage, qui font transpirer leurs chakras coeur pour que les nôtres se mettent à pulser.

Au creux de nos arbres, Bob vivait, vit et vivra heureux. Le son de sa musique prie dans leurs écorces, la sève de son reggae rivalise haut la cîme avec celle de toute forêt, parce que ce son là berce de ses larges basses et de ses syncopes envolées, de ses contretemps et de ses cuivres déchirés, tout le sel du renoncement à lutter dans un vain frontal contre nos aberrantes constructions, contre nos aberrantes croyances de bestioles humaines. Le reggae de Bob est aussi magnifique d'éloquence qu'est magnifique d'éloquence le silence de toute forêt. De ce renoncement à lutter, genoux à terre du Sage qui vient puiser aux rythmiques de sa batterie pour toujours mieux se relever, aux voix embuées de ses riffs de guitare pour toujours mieux se redresser, il nous déchaîne de nos conditionnements. Il nous pousse, rien que d'une ligne de basse, tel le cycle de l'infinie renaissance, à la porte de nos empathies, de nos compassions. La fervente nonchalance de Bob, son talent à n'être plus qu'un avec le lâcher prise du grand bordel du monde, pour que vaille notre grande chance de sentir, par sa musique, nos coeurs bien vivants, retournés.

Est ce aussi simple, juste, évident comme certains nous l'affirment de fustiger les vapeurs de joints, les illicites saveurs, les initiatiques parcours quand ils font ainsi surgir de l'invisible de si belles âmes enseignantes, des Verbes et des Musiques qui un jour et pour toujours ont défini et relancé le monde ?

Alors Bob se remet à chanter, yeux mi clos, voix puissante du soleil prophète de sa Jamaïque, il sème à l'Univers ses don't ask me why, ses could you be loved, ses partitions bondissantes jusque dans ses dreadlocks. Il a décidé, il a choisi, de ne pas attendre en vain, de réoxygéner nos concrete jungle, il nourrit l'éclat de son sourire de l'Amandier et de sa prière du veilleur, du Cèdre et de sa prière du bâtisseur, du Figuier et de sa prière du gourmand, de la discrète prière du Genêt, du parfum priant de la Myrrhe, du vulnérable Roseau, de l'espérance du Saule, du Sycomore et de son regard au petit, du sang de la Vigne.

La joie respire là car la musique de Bob and the wailers est un geste de Frères, en musique, et que rien ne touche plus qu'un geste engendré du multiple et qui pourtant ne vibre plus qu'Un, et que rien ne touche plus que d'assister à l'avènement du prodige d'être ensemble, enfin, et que rien ne touche plus que le courage de fracasser à la face du monde l'individualité qu'il cultive dans une morbide obsession. La joie de fourbir sa partie à jouer puis la joie que cette partie se dépouille de ses orgueils, au profit, miracle guérisseur, d'être ensemble.La joie d'être tous différents, nés des mêmes tripes, chérubins de la même source universelle, de la même mère, de la même lumière, frères des étoiles, des arbres, de l'eau et du feu.

Au vent de ce théâtre qui nous accueille, prenons nous la main, la nuit nous invite à sa veillée, les arbres sont impatients de chanter, frères de fortune, décidons, choisissons de faire silence, ensemble, pour accueillir, ensemble, que vous croyez ou pas, ensemble, cette musique là qui fredonne que les arbres sont des clés de paradis, et que le coeur de l'homme est son propre Dieu, let's get together and feel all right.

Ensemble, au pied des arbres, osant reconnaître en tout autre un autre nous même, entrons dans la veillée et fêtons Bob, Bob Marley. If you listen carefully now you will hear.

 

Grâce aux éditions Rustica, nos gagnants vont recevoir ce livre : https://www.rusticaeditions.com/30488-almanach-rustica-2020-de-l-ecocitoyen.html

______

!!! Prolongation : le confinement est prolongé, nous vous donnons plus de temps pour participer ! Envoyez-nous vos textes avant le 1er mai, et nous dévoilerons les gagnants le 11 mai...

Choisissez la forme qui vous convient et faites-nous parvenir votre texte avant le 17 avril à l'adresse animation(at)planteetplanete.org ou par courrier à Plante et Planète - La Calvayrié - 81120 Mont-Roc.
N'oubliez pas d'indiquer votre prénom, votre nom, votre âge, une adresse e-mail et un titre à votre oeuvre. Précisez aussi que vous nous autorisez à publier sur nos outils numériques votre texte (site internet, newsletter, facebook Plante et Planète). Pour les mineurs, l'autorisation des parents est nécessaire.

A gagner : pour les "plus de 10 ans" : 1 bâtonnet de Palo Santo et un livre "L'almanach de l'éco-citoyen" de Karine Balzeau, offert par les éditions Rustica ; pour les "moins de 10 ans", 1 livre "Défis 0 déchets" de Karine Balzeau offert par les éditions Rustica et 1 bracelet en perles de noisetier.

 

 

octobre 2020
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031  

Infolettre