Quelques photos supplémentaires

Campagne de sensibilisation

Déroulé du projet

En janvier 2013, nos animateurs (Karine Balzeau, Clémence Bougeard et Roch Robaglia) ont proposé des ateliers aux enfants : sensibilisation au vivant, à l’arbre en ville, et création de slogans

En février 2013, les animateurs de Mom’Frenay ont créé avec les enfants des modèles de panonceaux pour sensibiliser les habitants du quartier au respect des arbres. Les artistes qui les ont accompagnés sont Amélie Lebleu, Elisabeth Raffner, Jean-Christophe Veysset, Lorena Matyjaszczyk.

Le mercredi 3 avril 2013, à l’occasion de la semaine du DD, nous poserons tous ensemble les panneaux sur les arbres. Vous êtes les bienvenus pour nous aider et fêter cette opération !

Les panneaux sont restés en place jusqu’à fin mai. Si vous souhaiter en récupérer n’hésitez pas à nous les demander !

Les messages retenus, créés par les enfants

(pour voir tous les messages,des plus drôles aux plus créatifs, rendez-vous sur notre page Facebook !) :

“Regardez-moi !”

“Grâce à moi vous respirez”

“Je mange et je bois par mes racines.
Les cigarettes, ces coquines
n’ont pas leur place dans ma cuisine !”

et sur le panneau destinés aux mini-jardins en pied d’arbre :
“Grille de fonte enferme l’arbre, petite fleur sauvage l’embellit” et “Ici, nous créons un mini-jardin pour la biodiversité”

Un grand bravo aux enfants et à leurs animateurs.
Voici les panneaux réalisés :

Quelques clés supplémentaires

Installer une barrière ou pas ?

Il est interdit en ville de mettre une bordure basse uniquement (pour ne pas gêner le repérage des déficients visuels). Alors mettre une barrière symbolique pour éviter crottes de chiens et montrer que c’est un espace “préservé” ? Après deux ans et différents tests, nous avons constaté qu’il est préférable d’en mettre une au moment des semis. Nous avons mis des piquets de bambou, faciles à remplacer quand ils sont cassés ou retirés, avec de la cordelette. Pour éviter de devoir remplacer la corde régulièrement, nous avons coupé des petits bouts accrochés entre chaque piquet de bambou, c’est moins tentant pour les passants qui auraient besoin de cordelette juste quand ils se promènent près de votre mini-jardin !
Une fois que les plantes ont poussé, vous pouvez soit laisser cette barrière symbolique, soit la retirer !

Tuteurs

Les arbres jeunes ont des tuteurs qu’il est intéressant d’exploiter : accrochez-y des boîtes de conserve, des pots ou des bouteilles dans lesquelles vous aurez semé des variétés comestibles… à partager bien sur !

Education à l’environnement
Quand vous arroserez vos plantes et entretiendrez vos jardins, vous passerez beaucoup de temps à discuter avec les passants qui s’intéressent à votre projet. A vous d’en profiter pour transmettre les messages qui vous tiennent à cœur : réappropriation de l’espace public, redécouverte de la biodiversité, semences et variétés anciennes, Incroyables comestibles,…

Animations

Un mini-jardin peut d’ailleurs être un lieu d’animation, et pas uniquement en période de semis ! Arbre à vœux, sciences participatives avec “Sauvages de ma rue”,… Les idées ne manquent pas. Vous pourrez trouver des exemples sur notre site.

Malgré les contraintes de la végétalisation d’un pied d’arbre dans l’espace public, nous y avons trouvé beaucoup plus d’avantages ! C’est un vrai plaisir de prendre soin de plantes en ville, de créer un petit coin de beauté et de partager avec les voisins et passants. Avec ses milliers de pieds d’arbres la ville peut être un formidable terrain de jeu et d’expérimentation.
Bon jardinage 🙂

Le travail du sol

Le sol est la clé du succès de votre mini-jardin. A vous de le travailler pour qu’il retrouve sa vitalité et sa fonction de support du vivant.

PAILLAGE

Pour limiter les arrosages et favoriser la petite faune du sol, nous recommandons le paillage du sol de votre mini-jardin. Vous pouvez par exemple utiliser du Bois Raméal Fragmenté, du broyat de branches ou de pousses d’arbres feuillus. Vous pouvez vous en procurer auprès de jardiniers, de la Mairie,…
Il faut l’étaler en couche d’au moins 5cm, idéalement en fin de printemps, une fois que le sol est réchauffé afin de ne pas y conserver la fraîcheur hivernale. Vous pouvez compléter ensuite pendant l’été et au début de l’automne si besoin. Vous pouvez aussi utiliser des paillettes de lin ou de chanvre dont la culture ne nécessite pas de pesticides.

ENGRAIS VERT
Afin de conserver le sol couvert (en complément du paillage), de le nourrir et l’aérer naturellement et sans apports, vous pouvez semer différentes sortes d’engrais verts. Attention, ils se ressèment souvent naturellement et peuvent envahir tout votre petit espace !

• la Phacélie à feuilles de tanaisie (Phacelia tanacetifolia)
Adaptée à des sols relativement secs, elle se plait dans les mini-jardins. Son système racinaire dense aère le sol et elle fait un excellent engrais vert. Elle limite aussi la pousse des adventices, le lessivage et le tassage du sol en le couvrant. Sa magnifique fleur bleue ou violette attire de nombreux pollinisateurs, incités à venir visiter vos mini-jardins par cette plante très mellifère.
Le semis peut s’effectuer de mai à octobre (en association avec du sarrasin ou du lupin, par exemple).

• la Moutarde blanche (Sinapis alba)
On la connaît avant tout pour ses graines, servant à la préparation de condiments, mais la Moutarde blanche peut aussi être utilisée comme engrais vert. Pour ce faire, il faut veiller à la couper et à la laisser sur le sol avant qu’elle ne monte en fleur pour éviter qu’elle ne se ressème (vous pouvez en conserver une ou deux, si vous le souhaitez, mais veillez à bien contrôler sa population).
Son système racinaire, très puissant, permet d’améliorer la structure du sol. Cette plante piège aussi les éléments nutritifs dans le sol, et permet de lutter contre les nématodes.
Le semis s’effectue en août ou septembre, vous pouvez cependant les débuter dès mai et les échelonner, mais elle ne doit pas être installée sur le même emplacement qu’un membre de sa famille (choux, navets) sous peine d’attirer des maladies dans votre mini-jardin. Sa croissance est très rapide (moins d’un mois dans les conditions idéales).

• les trèfles (Trèfles blanc et incarnat)
La famille des Fabacées (ou des légumineuses) est la plus efficace pour fixer l’azote de l’air dans le sol, le rendant ainsi disponible pour les plantes, grâce à des nodosités dans leurs racines qui abritent des bactéries symbiotiques.
Les Trèfles blancs et incarnats sont donc de bons engrais verts, avec une bonne résistance au gel.

• la Vesce commune (Vicia sativa)
Elle est cultivée comme plante fourragère et comme engrais vert en raison de sa capacité à fixer l’azote. Associez-lui une céréale (seigle, avoine, triticale) qui lui servira de tuteur.
Elle apprécie des sols profonds, de frais à humides.
Il existe des variétés dites “d’hiver” et d’été qui se sèment respectivement en ces deux saisons.

• le Lupin blanc (Lupinus albus)
Ses graines sont utilisées pour l’alimentation mais il capte aussi l’azote atmosphérique et le phosphore pour en diffuser une partie dans le sol. Il contribue ainsi à rendre la terre plus fertile.
Il se sème en Octobre-Novembre ou de Mars à Janvier selon les régions.

• Le Seigle fourrager (Secale cereale)
Les Poacées (ou graminées) sont efficaces pour nourrir votre sol en carbone et offrir une très longue couverture végétale, permettant de le préserver en hiver. Mariez-les avec de la Vesce ou du Trèfle pour avoir un engrais vert idéal pour l’hiver.
Ses racines produisent des substances chimiques lui permettant de lutter contre les adventices (comme le chiendent). De plus, son système racinaire, à la fois dense et puissant, est parfait pour ameublir votre terre.

• Le Sarrasin (Fagopyrum esculentum)
Le sarrasin nettoie le sol, lutte efficacement contre les adventices, et nourrit le sol en azote et phosphore. Il est très facile à enfouir.
Un bémol cependant, il apprécie les sols pauvres, ce qui n’est pratiquement jamais le cas en ville. A tenter tout de même !

Quels végétaux choisir ?

Le plan du jardin

Vous pouvez dessiner un plan de votre jardin, pour organiser les plantes selon vos préférences, réaliser des figures (spirales, étoiles,…). En pratique cependant, les semeurs occasionnels risquent de ne pas se plier à votre dessin, il faudra donc faire avant tout preuve d’adaptabilité !

=> Des plants en godets (semés chez vous, par exemple) pourront, eux, être installés à des endroits précis, et former la structure du mini-jardin.

QUELS VEGETAUX

Nous avons fait le choix de privilégier la biodiversité afin de familiariser les passants au monde végétal et de leur permettre de (re)découvrir des espèces méconnues, anciennes ou mal-aimées… Nous avons choisi des espèces locales et le respect des saisons. Ces choix nécessitent plus de communication auprès des voisins et passants ! Les espèces devront être adaptées au sol urbain, souvent tassé, sec et très riche en nitrates.

Nous avons implanté des espèces comestibles (aromatiques, légumes,…), des espèces horticoles qui nous ont été données et contribuent à l’aspect esthétique des mini-jardins, des sauvages (mélanges “prairie fleurie”, bourrache, consoude, berce commune, coucou…) et des adventices qui nous permettent de sensibiliser notre public aux utilités multiples de ces “mauvaises herbes”!

Quelques espèces :
• espaces ensoleillés
Soucis (Calendula officinalis), Œillets, Thyms, Romarin (Rosmarinus officinalis), Lavandes, Gypsophiles, Tournesols, Oseilles (par exemple une variété locale comme l’Oseille de Belleville), Tomates, Roquette sauvage, Rose trémière, Capucines, coquelicots, bleuets,…

• espaces bénéficiant d’un court temps d’ensoleillement
Primevères horticoles et Coucou (Primula veris), Radis, Roquette sauvage, Trèfles, Berce commune (Heracleum sphondylium), Menthes, Ciboulette, Euphorbe, Ortie dioïque,…

=> Vous pourrez trouver des plantes à peu de frais ou gratuites en demandant aux jardiniers municipaux, dans des bourses de plantes, dans des jardins partagés… Demandez aux fleuristes les invendables qui en échange de soins attentionnés pourront peut-être retrouver la forme et être installés dans vos mini-jardins.
Nous avons été agréablement surpris par la générosité de tous ceux qui nous ont donné des plantes et des graines tout au long de l’aventure !

Les mini-jardins en pied d’arbre

Nous végétalisons 5 pieds d’arbres dans le quartier de la Gare de Lyon à Paris.
– 2 place Henri Frenay
– 1 rue Jean Bouton
– 1 boulevard Diderot
– 1 sur la placette au croisement du boulevard Diderot et de la rue de Charenton

Vous avez vous aussi envie de vous lancer dans la végétalisation d’un pied d’arbre ? Vous souhaitez retrouver le vivant dans le paysage urbain ? Bravo ! Nous allons partager notre expérience avec vous…

Voici le panneau réalisé par les enfants pour signaler nos mini-jardins :


LES ETAPES DU PROJET

1ère étape : repérer les arbres à végétaliser
=> si possible près d’un point d’eau (fontaine, parc,…)
=> nous avons remarqué que le mini-jardin situé dans une rue très peu passante était plus sujet aux actes de vandalisme (panneau cassé, plantes arrachées,…) alors que ceux situés dans des endroits très passants se portaient mieux !

2ème étape : prendre RDV avec la personne en charge des espaces verts de votre mairie d’arrondissement.
En effet, il faudra coordonner les actions avec le service voirie pour éviter qu’ils ne noient les jeunes pousses durant les opérations de nettoyage des rues !


3ème étape : La Mairie fait enlever les grilles de fonte et si possible aérer la terre

=> vous pouvez aussi jardiner dans le petit rond central malgré la grille, il y aura toujours quelques plantes pour s’y plaire.

4ème étape : C’est parti ! Vous pouvez enrichir la terre avec du compost, du BRF,…

=> petit conseil : une fois la grille enlevée, agissez vite et mettez tout de suite un panneau, des fleurs ou des plantes, pour montrer aux voisins et passants que cet espace va revivre et leur apporter beauté et animation !

BON A SAVOIR
Attention à ne pas sous-estimer les travaux d’entretien ! C’est souvent la plus grande part du travail à effectuer dans les mini-jardins. Au minimum une fois par semaine, ce sera à vous d’enlever mégots, déjections canines, bouteilles vides et autres déchets… N’oubliez pas vos gants et vérifiez bien les jardins avant que les enfants n’y mettent les mains !

Nous avons enrichi le sol avec du lombricompost, puis nous avons semé des graines, installé des étiquettes réalisées par les enfants, et planté des pensées offertes par un jardin public.

Et voici quelques mois plus tard le résultat !

 
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